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Pour sa rentrée, le Think Tank de la philanthropie proposait à ses membres un nouveau webinaire sur le thème : « les grands donateurs face aux crises ». Les experts se sont donc retrouvés le 1er octobre autour d’un petit-déjeuner à distance, pour découvrir le retour d’expérience de deux structures collectrices, face à deux crises radicalement différentes. Des témoignages partagés par :

  • Christophe Rousselot, délégué général de la Fondation Notre-Dame, sur la collecte exceptionnelle pour Notre-Dame de Paris en 2019
  • Frédérique Chegaray, responsable Dons et Mécénat de l’Institut Pasteur et Caroline Cutté, responsable du pôle relations Grands donateurs de l’Institut Pasteur, sur la collecte lors de la crise de la Covid-19

De 2019 à 2020, deux crises traversées par la France ont ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire de la générosité.
D’un côté, une collecte de près de 850 millions d’euros de dons et promesses de dons, en réaction à l’incendie de Notre-Dame, caractérisée par une immédiateté unique (68% des fonds collectés en 48h) et incarnée par 20 grands philanthropes représentant 92% de la collecte. De l’autre, une collecte en 2 mois de près de 78,4 millions d’euros de dons et promesses de dons, liée à une urgence sanitaire mondiale sans précédent, mobilisant l’ensemble de la population et plus que jamais les entreprises et les fondations. Cette collecte a notamment été structurée par l’alliance « Tous unis contre le virus » créée par 3 structures emblématiques aux rôles complémentaires : Fondation AP-HP pour la recherche, Institut Pasteur et Fondation de France.

Quelles sont les nouvelles logiques des philanthropes ? Quelle organisation en interne pour répondre aux élans de générosités et/ou pour les stimuler ? Quel traitement médiatique ? Autant de questions autour desquelles les intervenants ont mis en exergue certaines différences observées, mais aussi et surtout des comportements similaires chez les grands donateurs lors de ces deux crises.

Pour la Fondation Notre-Dame comme pour l’Institut Pasteur, les bienfaiteurs fidèles ont répondu présents et apporté leur soutien. On observe cependant de nouvelles mécaniques et comportements chez certains nouveaux grands donateurs avec l’émergence de profils proches d’une culture philanthropique « américaine ». Les attentes en termes de contreparties peuvent être renforcées pour ces personnes dont les sphères professionnelles et personnelles sont fortement liées.